Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Morbi eu nulla vehicula, sagittis tortor id, fermentum nunc. Donec gravida mi a condimentum rutrum. Praesent aliquet pellentesque nisi.
Image thumbnail

Vernon

UN LIEU EMBLEMATIQUE

Le coteau de Vernon, qui a donné en 1940 son nom à la 1ère cuvée du Domaine vinifiée par Françis Vernay, est certainement un des lieux les plus emblématiques de l’appellation Condrieu.
Considéré comme le berceau du Viognier et le terroir qui donne à ce cépage fragile sa pleine expression, il est aujourd’hui connu pour être planté pour partie des plus anciennes vignes de l’appellation Condrieu. Référence mondiale qui a servi à la production des clones du cépage, il est et demeure, lui, bien loin des reproductions génétiques, le coteau le plus célèbre de Condrieu depuis près d’un siècle.

HISTORIQUE & MYTHIQUE

Mais Vernon n’est pas seulement un coteau : c’est en réalité un ensemble historique et patrimonial unique, composé d’un coteau, de deux bâtis, une maison qu’habita le très célèbre architecte lyonnais René Dardel (1796 – 1871), et une maison qu’il a visiblement lui même dessinée, maison qu’investi Francis Vernay en 1936, qui fut la maison d’enfance de Georges Vernay puis de Christine Vernay. La famille Vernay travaillait en effet le coteau de Vernon, vignes et polyculture. C’est là que Christine a grandi, dans le parfum des violettes et des menthes, dans cette maison qui jouxtait celle qu’elle habite aujourd’hui. Elle en est partie à 10 ans, pour y revenir il y a 25 ans, prendre le relais de son père sur ces terres qu’elle a vues et parcourues toute son enfance. L’occasion de la vente de Vernon à la fin des années 90 lui a permis alors d’acquérir cette fois l’ensemble du domaine : elle a retrouvé son parc aux violettes. Une belle histoire qui raconte comment de génération en génération, la passion de la vigne se transmet, et des rêves d’enfant se réalisent.

L’ensemble s’organise dans un parc dit remarquable, aménagé sous la direction de René Dardel au 19ème, très probablement par des paysagistes renommés de l’époque qu’il faisait intervenir sur ses chantiers lyonnais les plus prestigieux. Les essences y sont choisies et pour certaines rares, les vues étaient aménagées pour ouvrir sur le Rhône, etc. etc.

Un réseau hydraulique particulièrement sophistiqué descendait du coteau et l’irriguait, offrant au passage quelques beaux aménagements décoratifs, fontaines et bassins dont il reste aujourd’hui les traces ou les usages.

Enfin on peut voir sur le coteau une petite maison de vignes dite « Maison des peintres » d’où René Dardel peignit ses célèbres vues de Condrieu, et où il invita peintres et amateurs. Elle est aujourd’hui le refuge secret de Christine Vernay, un lieu préservé de tout, au coeur même de ses vignes…

LE COTEAU DE VERNON
LA MAISON DES PEINTRES
LE PARC AUX VIOLETTES
LA MAISON DE RENE DARDEL
LA MAISON D’ENFANCE
RENE DARDEL

René Dardel et sa femme Elisa Chaize dans le parc à Vernon
© Archives municipales de Lyon – Fonds Dardel

> Biographie de René Dardel sur Wikipedia

RENE DARDEL A VERNON (1836 – 1871)

Dardel s’est installé à Vernon après son mariage avec Elisa Chaize, propriété que son père Jean Chaize avait acquise en 1823 en même temps que celle de Vauvignières (construit en 1776).

Il y passa de belles années, fut selon toute vraisemblance à l’origine du dessin du parc dont il a semble-t-il confié la réalisation à des paysagistes renommés qu’il faisait intervenir sur ses prestigieuses opérations lyonnaises : le dessin est précis et recherché, les vues qui donnaient à l’époque sur le Rhône ménagées, et les essences choisies avec soin sont pour une grande partie très inhabituelles pour l’époque. Parc 19ème typique, il est sans conteste aujourd’hui un des plus beaux témoignages de l’oeuvre de l’architecte.

Sa vie au jour le jour qui le repose du tumulte de ses activités lyonnaises est rapportée dans sa correspondance, consignée aujourd’hui dans un fonds privé qui lui est dédié aux Archives municipales de la Ville de Lyon. Elle nous rapporte des détails d’aménagement et de vie, comme un témoignage remarquable d’une vie aussi bucolique à Condrieu qu’elle est trépidante partout ailleurs.

Il s’évade ainsi régulièrement dans sa « maison de peintre » sur le coteau de Vernon pour quelques-unes de ces vues qui font encore rêver, et y invite des membres prestigieux de l’époque, diplomates comme artistes ou membres des bourgeoisies lyonnaise et viennoise.