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Les partis pris

VITICULTURE BIOLOGIQUE

Le bio sur les coteaux est un engagement que Christine Vernay n’interroge plus. Elle s’y est engagée en 1996, l’ensemble du Domaine est désormais certifié et 15 ha sont cultivés en bio-dynamie.

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VITICULTURE BIOLOGIQUE

C’est en prenant les rennes du Domaine à la suite de son père, il y  25 ans, bien avant que cela ne devienne une mode ou une urgence, que Christine Vernay s’est engagée pour la réduction puis la disparition complète des herbicides et qu’elle s’est donné les moyens d’arriver à la certification complète en agriculture biologique des 24ha de son Domaine.
Se considérant comme dépositaire d’une terre dont elle a la responsabilité de prendre soin, elle s’est engagée dans cette voie avec conviction et a réussi au fil du temps que, s’il est difficile de travailler des vignobles en forte pente en culture biologique, c’est cependant possible.
Elle avance aujourd’hui avec sa fille Emma vers une réduction toujours plus forte de la pénibilité au travail. Soin de la terre, des hommes, des vins, une seule et même démarche…

VITICULTURE HEROIQUE

Paillage, enherbement, …. Elle n’a de cesse d’expérimenter, et consacre aujourd’hui l’essentiel de ses investissements à la mise en place de techniques de culture durables qui préservent l’environnement et servent incontestablement la pureté de ses vins.

Prendre soin de ces coteaux escarpés et exposés aux chocs climatiques de plus en plus fréquemment était au départ une question de valeur, avec l’évolution du climat cela devient une nécessité. Les modes de culture appliqués au Domaine semblent porter leurs fruits, et les vignes mieux s’adapter ainsi aux variations. Sur le Coteau de Vernon, qui fut très fortement touché par l’épisode de gel du 8 avril 2020, les vignes ont ce printemps 2022 retrouvées toute leur vigueur, et il semblerait qu’elles gagnent en résilience… A suivre !

EN COURS : BIODYNAMIE

Si la culture biologique relève selon Christine Vernay d’une éthique, elle s’est orientée vers la biodynamie par philosophie  :
« Cela fait plus de 25 ans que je travaille sur l’agriculture biologique, même si je n’ai engagé la demande de certification qu’en 2015. C’est avant tout une éthique profondément ancrée dans les valeurs du Domaine, plus qu’une stratégie commerciale… En 25 ans, j’ai montré qu’on pouvait faire du bio même sur les coteaux, que ça avait un prix, mais que c’était possible. Avec Emma nous essayons d’aller encore plus loin et de qualifier toute notre démarche avec la biodynamie qui est un parti pris personnel quand la culture biologique, elle, répond à une responsabilité.
C’est une très belle aventure : je sens aujourd’hui le résultat de cette façon de travailler et de respecter la plante dans mes vins. Aubert de Villaine dit des vins issus de cette culture qu’ils ont davantage de transparence. Je trouve qu’ils ont aussi une autre vibration. Mais tout est dans la finesse de l’écoute ! ».

15 ha sont entièrement conduits selon ces pratiques : 100%  des coteaux de Côte-Rôtie, Vernon, une partie des Terrasses de l’Empire ainsi que les IGP, et la replantation de vergers est en cours, avec des variétés anciennes de fruitiers pour favoriser la biodiversité

PRESERVER LES COTEAUX

Les coteaux de Condrieu et de Côte-Rôtie sont des patrimoines précieux à double titre : ce sont des terres de vignes à maintenir cultivables ou à rendre cultivables, et des patrimoines paysagers essentiels. Ils demandent un entretien régulier pour la remise en état des murets en pierres qui soutiennent les terrasses et des escaliers qui relient les terrasses.
Si Georges Vernay est reconnu pour avoir sauvé ces coteaux, Christine veille dessus en héritière qui prend soin de ce qu’on lui a transmis, mais autant en viticulteure avertie et en responsable d’un Domaine qu’elle conduit et développe selon ses valeurs et ses partis pris.
Elle remonte ainsi régulièrement des chaillées, replante, veille à maintenir ce patrimoine exceptionnel.

LE CHOIX DES PLANTS

En 2019 Christine Vernay a remonté des chaillées sur le coteau de Vernon et replanté.
Elle a fait le choix de plants en sélection massale, un travail sur le végétal conduit avec Lilian Bérillon depuis bien longtemps : raisonné, et engagé.

La taille est depuis 2015 une taille douce, avec respect du flux de sève.

L’ENTRETIEN DU SOL

Au Domaine, on trouve 4 modes d’entretien des sols en fonction de la configuration :
Pioche : dans les endroits les plus difficiles d’accès,
Treuil : lorsque les terrasses sont suffisamment longues et accessibles,
Cheval : pour les bas de coteaux,
Fil (en complément de la pioche)

« On n’a pas une façon de travailler le sol : on cherche pour chaque parcelle, en fonction de la configuration, ce qui est le mieux. »

Tout est fait pour réduire le travail et sa pénibilité, de l’usage de différents couverts végétaux et paillages à celui… des moutons qui se régalent !

LES TRAITEMENTS

Sur les coteaux, les traitements (certifiés AB et préparation de bio-dynamie) ne sont pas plus mécanisables que le reste : ils se font à dos d’hommes, avec des atomiseurs, dans des conditions physiques éprouvantes.

Ils sont donc réduits au minimum :

  • Application du compost de bouse selon Maria Thun au printemps, la bouse de corne (500) et la prêle préparée à la tisanière
  • Amendement des vignes par un compost fait au Domaine
  • Réduction drastique de l’usage du cuivre
LE COUT DU BIO

Le bio sur les coteaux c’est avant tout une histoire de main d’oeuvre : il faut pouvoir traiter vite, et simultanément plusieurs parcelles, sachant que le travail y est particulièrement pénible.
Au Domaine on compte plus d’1 personne à l’hectare, tous travaux confondus.
Le parti pris de la viticulture biologique engendre ainsi une majoration du coût de production de 30%.

Le défi est de réduire la pénibilité pour les équipes et de travailler les coteaux de façon à limiter le plus possible le travail aux interventions nécessaires (taille, attachage…). Les pratiques de biodynamie et l’usage de couverts végétaux y contribuent largement.